Communiqué de Marion Maréchal Le Pen et de Gilbert Collard

 

L’Assemblée Nationale a adopté en première lecture à une courte majorité le texte sur l’avenir des retraites, allongeant la durée de cotisation à 43 ans à compter de 2020, retardant la revalorisation des retraites de six mois cette année et augmentant les cotisations salariales et patronales.

Une fois de plus, nous condamnons la méthode qui consiste à demander toujours plus d’efforts aux Français avant même de faire les économies structurelles qui s’imposent. Nous avons les moyens de sauver un système de répartition juste si tant est que nous nous attaquions aux dépenses nuisibles.

Actuellement rien n’est fait pour endiguer la fraude sociale (15 à 20 milliards d’euros par an) ou les dérives d’une décentralisation anarchique.  La gauche aujourd’hui, comme la droite d’hier, se refuse à réduire notre dotation à l’Union Européenne (également 20 milliards d’euros par an) ou à stopper l’emballement des dépenses liées à l’immigration incontrôlée.

Cette réforme ne sauvera pas notre système de retraite pour la seule raison qu’elle se base sur des prévisions de démographie et de croissance excessivement optimistes. Dans le contexte d’un chômage de masse où les carrières sont de plus en plus aléatoires, il est mensonger de faire croire aux Français qu’ils pourront partir à 62 ans. 

Même si quelques avancées peuvent être relevées, notamment dans la  meilleure prise en compte de la pénibilité, de l’apprentissage, du temps partiel et des congés de maternité, ces mesures ne servent que de cautions à un durcissement généralisé du système.

Seule une véritable politique en faveur de l’emploi et une répartition de la valeur ajoutée enfin plus favorable aux salaires, donc à l’assiette des cotisations, permettront de sauver les retraites des Français.

Pour finir, relevons le paradoxe du PS qui n’a de cesse d’afficher son attachement au système de répartition alors qu’il vote avec l’UMP une résolution européenne le 21 mai 2013 soutenant la mise en place d’un système par capitalisation…

Pour toutes ces raisons  Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre ce texte.