Contribution de Philippe Lottiaux, Avignon Bleu Marine

Le retour hyper-médiatisé de Nicolas Sarkozy fait immédiatement penser à cette phrase de Lincoln :  » On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ».

Car c’est exactement cela. Entre 2007 et 2012, Nicolas Sarkozy a trompé les Français. « Paroles, paroles », comme disait la chanson.

« Lui Président de la République » se posait en tenant du rétablissement de la sécurité. Résultat, la délinquance a continué à prospérer, et les forces de police ont continué à voir leurs moyens baisser et les résultats de leurs actions mis à mal par une justice toujours aussi laxiste. François Hollande a poursuivi sa politique.

Tournant le dos aux fondamentaux de la politique gaullienne, il a délibérément sacrifié l’indépendance de la France sur la scène internationale en rejoignant l’OTAN et en s’alignant sur les positions américaines. François Hollande a là encore suivi sa trace.

Méprisant le vote du peuple, il a bafoué les résultats du referendum de 2005 en inscrivant l’essentiel de la constitution européenne pourtant refusée par les Français dans le traité de Lisbonne, sacrifiant encore un peu plus notre souveraineté. François Hollande s’est inscrit dans la même logique.

En quelques années, l’immigration, notamment irrégulière, s’est amplifiée, faute de véritable politique de protection de nos frontières. En maintenant l’AME, l’octroi de logements sociaux aux clandestins et aux squatters, les fameux « accords de réciprocité » qui plombent notre protection sociale, et toutes les mesures qui incitent tous les clandestins de par le monde à vouloir rejoindre la France, où ils ne seront non seulement pas expulsés, mais pris en charge aux frais du contribuable, Nicolas Sarkozy a trahi ses promesses. François Hollande a suivi cette voie.

En quelques années de présidence Sarkozy, la dette publique s’est creusée comme jamais, et aucune réforme de fond n’a été entreprise. Les impôts et les charges ont augmenté, les réformes ne furent que cosmétiques et non abouties, le déficit commercial s’est creusé, les entreprises ont été de plus en plus asphyxiées, les discours ont tenu lieu de politique. François Hollande a allègrement poursuivi cette politique mortifère.

Le dogme du libre échange s’est de plus en plus imposé, pour une France à la botte de l’Union Européenne et de l’OMC. Alors que l’essentiel des pays maintenait les indispensables protections pour leur agriculture, leurs industries et leurs services, la France a continué à s’ouvrir aux vents mauvais d’une mondialisation non maîtrisée et à laisser décliner son économie, faute d’une indispensable politique de protectionnisme intelligent. François Hollande n’a eu de cesse de continuer dans ces erreurs.

La désacralisation de la fonction présidentielle s’est accélérée comme jamais entre 2007 et 2012. L’Elysée est devenue l’annexe de « Closer » et « Voici ». Certains pays avaient le « leader maximo », nous avons eu le « leader minimo ». François Hollande est à ce titre le digne rejeton de Nicolas Sarkozy, mettant à mal nos institutions et la dignité d’une fonction qui représente la France.

La France a besoin d’union et de rassemblement. Nicolas Sarkozy a toujours été dans la division pour mieux régner. Cette division s’illustre dès le premier jour de son retour. Et personne n’est dupe : le « rassemblement » qu’il prône n’est que le rassemblement autour de lui, et pour lui. Ce n’est pas un rassemblement d’idées pour notre pays, c’est un moyen de revenir au pouvoir, dans une visée personnelle et non pas pour la France.

La France n’a plus besoin ni envie d’être de nouveau trompée par M. Sarkozy comme par M. Hollande, qui s’inscrit totalement dans ses pas. La France n’a plus besoin ni envie de nouvelles guerres des chefs, d’un retour vers le passé, un passé proche avec un combat Sarkozy/Hollande, voire un passé lointain avec un combat potentiel Juppé/Aubry, qui fleure bon ses années 90.

La France a besoin de renouveau. La France a besoin d’une véritable ambition qui ne soit pas une ambition personnelle. La France a besoin de respirer, d’un nouvel air et d’une nouvelle ère. La France a besoin de vivre et de pouvoir regarder l’avenir avec envie et détermination, et non pas avec peur et honte. La France a besoin d’un véritable rassemblement autour de Marine Le Pen. Pour que notre beau et grand pays existe encore demain, et pour que les Français retrouvent le goût de l’avenir qu’ils n’auraient jamais dû perdre !