Communiqué de Philippe LOTTIAUX, tête de liste FN pour les élections sénatoriales 2014

L’UMP, c’est comme la Samaritaine : il s’y passe toujours quelque chose… Affaires, faillite, guerres ouvertes, luttes intestines : l’échelon national donne l’exemple. En bon élève, l’échelon vauclusien n’est pas en reste, comme l’ont montré les dernières municipales avignonnaises, et le joyeux cafouillage actuel dans la cité des Papes.
Mais pour les sénatoriales, l’UMP vauclusienne a fait fort ! Et a tout simplement inventé la double investiture anti-parité !
Qu’on en juge plutôt. L’UMP a actuellement deux des trois sénateurs vauclusiens, MM. Milon et Dufaut. Or, du fait de la parité, l’un de nos deux joyeux compères se serait forcément retrouvé 3e sur la liste officielle pour les élections de septembre. Et donc sans aucune chance d’être élu.
Evidemment, respectueux des lois et chevaleresque, l’un d’entre eux a accepté bon gré mal gré la 3e place, se dirait-on dans un parti normal. Hé bien non. Chacun va présenter sa liste, histoire d’en être le premier. Et les deux listes sont évidemment adoubées par le parti !
Une manière, au final, de contourner légalement la loi… Une « combinazzione » de plus pour un parti qui en fait sa spécialité, notamment dans notre département. Et qui ne grandit pas ses auteurs.
Et surtout un coup pour rien… Car on voit mal comment, avec ses derniers résultats et le climat insalubre et les turpitudes qui entourent l’UMP, les grands électeurs accorderaient en masse leurs suffrages à un parti en deshérence. D’autant que les grandes électrices apprécieront sans nul doute à sa juste valeur ce tour de passe-passe.
Je ne doute pas que les grands électeurs auront à coeur, en tant qu’élus du suffrage universel, de respecter la démocratie qui s’est exprimée ces derniers mois en Vaucluse et de porter, parmi les 3 futurs élus à la Haute Assemblée, un élu RBM/FN, qui saura incarner un véritable renouvellement, et aussi s’abstraire des petits arrangements et des logiques de parti pour porter véritablement la voix de notre département et de ses communes. Car, en cette période de menaces pour nos collectivités, là est l’enjeu.