Marion Maréchal-Le Pen alerte M. le ministre de la Défense sur les conséquences de l’opération Sentinelle.
L’opération Sentinelle, déployée sur le territoire national depuis plus d’un an, souffre de multiples imperfections. Les modalités de cette opération ne font pas l’unanimité : conditions de logement précaires, usures physiques et morales, nette dégradation de la formation des militaires. Certains soldats sont logés dans des casernes désaffectées, insalubres où ils ne peuvent pas accéder à l’hygiène élémentaire. De telles conditions de vie pèsent sur le moral des troupes et entrainent des défections préjudiciables pour la réussite de l’opération Sentinelle.
Un rapport parlementaire de novembre soulignait que 70% des rotations dans les centres d’entraînement spécifiques ont été annulées en 2015. L’objectif de 90 jours de préparation professionnelle fixé par la LPM 2014-2019 ne sera pas atteint alors même que le chef d’état-major des armées a affirmé dans son audition au Sénat le 15 octobre dernier que « la préparation opérationnelle du soldat, autrement dit son entrainement, n’est donc pas négociable, sauf à le mettre en danger, et il s’agirait d’un danger de mort. »
Afin de préserver le potentiel et la sécurité de nos soldats, elle demande ce qu’il est prévu pour assurer la nécessaire préparation opérationnelle de nos militaires pour des missions de guerre qui leur sont assignées sur une cadence toujours plus importante. Egalement, elle demande que tous les moyens soient mis en œuvre afin de garantir aux soldats, mobilisés dans le cadre de Sentinelle, des conditions d’hébergement dignes.