Communiqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen et de Gilbert Collard

Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté contre le projet de loi sur la transition énergétique mardi 26 mai.
Comme à son habitude, le gouvernement a choisi un titre démesuré pour habiller un texte fourre-tout très loin des ambitions affichées. Les Français ne souhaitent pas voir ce thème qui leur tient à cœur réduit à la pâle copie d’un modèle allemand.
Les risques sanitaires et climatiques, les pénuries en ressources naturelles sont des réalités grandissantes. Néanmoins, la conception coercitive et limitative de l’écologie socialiste ne permet pas d’affronter les défis écologiques du XXIème siècle. En effet, les objectifs de consommation énergétique sont en décalage avec les réalités économiques, notamment la réduction de la part du nucléaire à 50% à l’orée de 2050. La filière française du nucléaire est une référence pour sa sureté, la formation de ses experts et le respect des engagements environnementaux auxquels a souscrit la France. Vingt-quatre réacteurs devront être fermés en 10 ans pour plusieurs dizaines de milliards d’euros sans qu’aucune réponse crédible ne soit apportée aux bouleversements économiques, sociaux et stratégiques qui en découleront. La politique du « tout énergie renouvelable » conduit à sanctuariser le système éolien : un système anti-économique qui défigure les paysages et favorise la multiplication des conflits d’intérêts.
La distance minimale d’implantation d’une éolienne à 500 mètres ne respecte pas la proportionnalité indispensable pour protéger les riverains des risques sanitaires. Par ailleurs, le texte ne s’entoure pas des précautions juridiques suffisantes pour défendre les propriétaires fonciers contre des démarcheurs éoliens peu scrupuleux.
Bien que les enjeux écologiques soient globaux, une réponse pragmatique nationale, respectueuse des équilibres économiques et budgétaire, est nécessaire pour une écologie viable et durable.