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Il est des circonstances où la gestion de la majorité municipale de Carpentras devient bien secondaire, pour ne pas dire dérisoire (à l’image de la pensée qui anime le maire et son groupe d’élus, comme le révèle la lecture de leur dernière tribune). Cet été, le sang des innocents a encore coulé. Il y a eu l’attentat abominable du 14 juillet à Nice. 86 morts dont 10 enfants. Nombre d’entre nous se sont retrouvés dans un état de sidération avant que ne surgissent la colère et le dégoût. Le 26 juillet, le Père Hamel, prêtre catholique, était sauvagement assassiné dans son église alors qu’il célébrait la Messe. L’horreur gravit encore un échelon, et ce n’est pas fini, nous promet-on. Ces massacres ont alors ravivé dans la mémoire collective les attentats de Paris des 7 janvier et 13 novembre 2015.

Une guerre a été déclarée à la France par un pseudo « Etat islamique », véritable internationale du crime et promoteur d’un fascisme vert se revendiquant d’un islam radical. Or, il n’est un secret pour personne que l’islamisme est en expansion dans le Vaucluse, stimulé par ses prêcheurs de haine qui cherchent à faire basculer des femmes et des hommes de bonne volonté du côté obscur. Il y a en conséquence danger et l’état d’urgence n’y peut pas grand-chose.

La communauté musulmane de Carpentras revendique 13 000 membres, de sorte qu’elle doit jouer un rôle de premier plan dans la construction durable de la concorde civile. C’est pourquoi nous lançons un appel aux citoyennes et citoyens de confession musulmane soucieux du bien commun afin qu’ils contribuent à la lutte contre la radicalisation de l’islam dans notre commune. Aider à séparer le bon grain de l’ivraie est certainement le moyen le plus efficace de combattre les amalgames. La paix sociale doit se construire ensemble et en vérité. A défaut notre société multiculturelle deviendra multiconflictuelle.

Hervé de Lépinau, président du groupe Carpentras Bleu Marine au Conseil municipal de Carpentras