Vendredi 22 janvier, en ses locaux parlementaires, Marion Maréchal-Le Pen a adressé ses vœux aux officiels vauclusiens et de PACA, élus municipaux, départementaux, régionaux et même nationaux puisque deux sénateurs, Stéphane Ravier et David Rachline avaient répondu présent à l’invitation. De nombreux présidents ou représentants d’associations de la 3e circonscription étaient également venus, par sympathie ou par courtoisie, écouter les vœux de leur député, de même que plusieurs maires vauclusiens ont fait l’honneur de leur présence: citons notamment le maire de Courthézon, Alain Rochebonne, mais aussi celui de Camaret sur Aigues, Philippe de Beauregard, et du Pontet, Joris Hébrard.

Durant son allocution, Marion Maréchal-Le Pen a invité son auditoire à profiter du calme d’une année sans élection pour construire et ajuster le discours afin de voir partout s’appliquer le succès historique que le Front National a connu dans le Vaucluse fin 2015. C’est, en effet, dans ce département que le FN a réalisé son meilleur score au niveau national; c’est aussi dans ce seul département que le FN est parvenu à obtenir la majorité absolue avec près de 51% des voix, le 13 décembre dernier.

Constituant désormais le seul groupe d’opposition à la région, les élus du FN sont en butte au mépris et aux compromissions du nouveau président de Région: un président qui se soucie plus de savoir comment il va pouvoir dédommager la gauche à qui il doit sa victoire plutôt que des 45% d’électeurs qui sont représentés en face de lui. Celui-ci aura ainsi refusé d’accorder la présidence de la commission des finances à l’opposition, comme le veut la tradition, et aura accordé aux frontistes de siéger dans à peine 4% des organismes extérieurs; il aura même trahi sa parole en excluant les élus FN de certains organismes en violation des règles qu’il avait lui-même fixées.

A côté de cela, ce président « RPS » a mis en place un « conseil des sages », avec Michel Vauzelle dont il n’aura eu de cesse de vilipender le bilan durant les élections, et le fameux « conseil territorial », aux frais du contribuable, censé représenter toutes les sensibilités. Un conseil dans lequel le Front National n’aura que 20 sièges sur 150… Que dire de ces méthodes, tellement anti-démocratiques que leurs initiateurs en sont obligés de contourner les dispositions légales pour tenter, de façon aléatoire, de représenter l’ensemble des Français. Imagine-t-on François Hollande créer une assemblée parallèle pour représenter les candidats battus aux législatives ? Les méthodes comme les résultats ne changeront pas.

Pour des raisons d’efficacité et refusant de suivre le modèle de Christian Estrosi, député, maire, président de métropole, président de région et patron de la fédération UMP du 06, Marion Maréchal-Le Pen a également annoncé qu’elle ne conserverait pas la tête de la fédération du Front National de Vaucluse et que le secrétariat général viendrait, d’ici quelques semaines, nommer un nouveau secrétaire départemental.

Elle a aussi annoncé la tenue d’un colloque de réflexion du FN, début février, destiné à briser les caricatures et les diffamations envers le Front National, qui poussent un certain nombre d’électeurs dupes à se mobiliser contre le mouvement patriote, dans une peur que l’on peut volontiers croire sincère, pour une partie d’entre eux. Il n’est plus acceptable en effet que l’on puisse encore entendre des parallèles entre le FN et les nazis ou l’Etat islamique, comme se le permettent encore un certains nombres d’adversaires politiques ou de journalistes.

Ce colloque a également vocation a montrer une image plus novatrice et délivrer un message plus audible sur des sujets sur lesquels le FN est moins entendu : la culture, l’écologie et surtout l’économie alors qu’une majorité de patrons de TPE/PME votent désormais pour le parti à la flamme.
Il s’agira en outre de réfléchir à la façon de réparer les fractures françaises. Ainsi, les derniers scrutins ont mis en évidence deux France: la France rurale et périphérique déclassée, d’un côté, et de l’autre la France des centres urbains et la France dite des «cités ».

De toute évidence, le FN est le seul parti qui sera capable d’apaiser en luttant contre le communautarisme qui divise, contre l’insécurité qui enferme, contre une politique internationale belliqueuse et irresponsable qui sème la chaos, contre l’islam radical qui tue. C’est surtout le seul mouvement à mettre en avant cette nation qui unit, à prôner des choix économiques qui protègent et encouragent les travailleurs, à vouloir une politique sociale responsable et juste au profit de nos compatriotes délaissés.

Il n’y a plus rien à attendre d’une droite dépendante du centre et de la gauche, qui aura tout trahi et, pendant quelques mois, qui sera totalement accaparée par sa petite guerre interne liée aux primaires. Marion Maréchal-Le Pen en veut pour exemple la dernière trahison en date : le renoncement de Sarkozy sur le mariage et l’adoption homosexuelle annoncée dans son livre.

La gauche , quant à elle, passera l’année 2016 à mettre en place les bidouillages de statistiques du chômage pour permettre de justifier l’injustifiable candidature de François Hollande en 2017. Alors que dans le même temps, le traité transatlantique continuera d’être négocié discrètement et inexorablement dans le dos des Français, que la France achèvera son entrée définitive dans l’Otan initiée par Sarkozy, que les vagues d’immigration clandestine déferleront toujours plus intensément et, avec elles, la menace terroriste et criminelle dont Cologne et Francfort sont l’abjecte illustration, avec leurs épisodes de viols de masse. Les féministes de gauche, si promptes à s’indigner de la misogynie de la grammaire n’ont pourtant pas eu un seul mot pour les centaines de femmes violées.

Contre vents et marées, le Front National sera toujours là pour incarner la force de propositions qu’il a toujours été, pour rappeler aussi que la déchéance de nationalité et son élargissement ne doivent pas occulter les sujets majeurs que sont le contrôle aux frontières, plus factice qu’effectif, et l’acquisition de la nationalité, pour dénoncer l’imposture que constitue le plan d’urgence sur l’économie, qui ne règlera en rien les difficultés que rencontrent les chefs d’entreprise de TPE/PME en matière de fiscalité, de droit du travail, de charges administratives ou de trésorerie.

 

IMGP0589