Décidément, ce n’est plus une mairie que nous avons à Avignon, c’est le palais des courants d’air. Après la démission de l’Adjointe à la culture, c’est aujourd’hui celle du directeur de la Police municipale qui intervient. Signe d’un nouveau malaise sur un sujet là encore essentiel celui de la sécurité des Avignonnais et des Montfavétains.

Encore une fois, en dépit des promesses de campagne, le bilan est affligeant. Recrudescence de la mendicité agressive intra-muros, prolifération des agressions dans les quartiers difficiles, qui sont de plus en plus des zones de non-droit, extension de l’insécurité dans les différents secteurs d’Avignon, multiplication des règlements de compte violents : le résultat de 18 mois de gauche municipale est, en termes de sécurité comme en bien d’autres, en dessous de tout.

Là encore, les promesses ont fait long feu. La sécurité, première des libertés, qui est au cœur des préoccupations de la majorité des habitants que nous rencontrons, ne s’est pas améliorée en 18 mois. Au contraire : la situation a empiré.

La politique laxiste de Mme Taubira et du gouvernement soutenu par Mme Cécile Helle y est pour beaucoup. Mais au quotidien, dans les rues d’Avignon, rien n’est fait. Nous voulions mettre en place des policiers supplémentaires, avoir une police municipale présente 24h/24, renforcer l’ilotage, développer la vidéo-surveillance et les caméras mobiles, instaurer dans les quartiers résidentiels le système des voisins vigilants, renforcer la présence policière dans les quartiers où la petite délinquance est sans contrôle. Des réponses claires et concrètes à des soucis majeurs de la population.

Qu’a fait la gauche aux affaires depuis 18 mois ? Rien, hormis quelques promesses non tenues.

Avignon meurt de son insécurité. Les querelles internes qui semblent la marque de fabrique de la municipalité obscurcissent l’horizon. Là encore, c’est un échec flagrant que paient au prix fort les Avignonnais, et que la démission d’un directeur d’une police municipale désabusée, sans moyens ni objectifs, ne fait qu’illustrer.

Philippe LOTTIAUX, Président de groupe « AVIGNON DEMAIN »